Nicholas Giguère

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NOTICE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE

Né en 1984, Nicholas Giguère a complété un doctorat en études françaises à l’Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans les revues Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Lieu commun, Le Pied et Moebius. Il a aussi fait paraître Marques déposées (2015), aux Éditions Fond’Tonne, et Queues (2017), chez Hamac. Écrivain en résidence au Crachoir de Flaubert depuis l’automne 2017, il prépare la publication d’un autre ouvrage, toujours aux Éditions Hamac.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Dans une entrevue accordée à Richard Giguère et Robert Yergeau et publiée dans le trentième numéro de la revue Lettres québécoises, paru à l’été 1983, Michel Beaulieu affirme que « l’écriture doit être impudique ». Voilà ce qui m’intéresse dans le processus de création littéraire : l’impudeur la plus totale, l’intimité la plus crue, quitte à ce que ce soit déstabilisant pour le lecteur, quitte à me mettre en danger en tant qu’auteur et en tant qu’individu. Car l’écriture, rappelons-le, est le lieu de tous les possibles, mais aussi de tous les dangers. Et c’est précisément ce que je veux explorer par le biais de l’écriture : les dangers du dévoilement, de l’aveu et de l’authenticité ainsi que les possibilités et variations multiples, voire infinies, de l’intime, de la sexualité. Sans oublier les souvenirs et les réminiscences, qui m’obsèdent ces derniers temps : il me tarde d’expliquer ce que je suis maintenant devenu en opérant un retour sur mon passé, en interrogeant mes origines, en tentant de reconstituer exactement, grâce à l’écriture, ce que furent mon enfance et mon adolescence, même si les souvenirs sont par essence fugaces; même si, en se penchant sur son passé, on finit toujours par changer tel ou tel détail, modifier tel ou tel souvenir et, ultimement, trahir ce que l’on est.

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À la fois charge contre les représentations stéréotypées et sclérosées de l’homosexualité, critique féroce de la communauté gaie – de ses institutions, de ses codes, de ses modes de vie – et plaidoyer pour une sexualité libérée des entraves de l’hétéronormativité, Queues raconte également le mal de vivre et le désespoir d’un homme qui ne se reconnaît pas dans la société et qui est à la recherche d’authenticité dans un monde où tout n’est que facticité et faux-fuyants. Écrit dans un style très direct, brut et empreint d’oralité, Queues est l’affirmation viscérale et politicallyincorrecte du désir d’un homme pour le corps d’autres hommes.

Nicholas Giguère aux éditions du Septentrion , 2017. Cliquez ici pour acheter ce livre