
21 juin 2025
#2
ÉDITO CROISÉ
☞ DES ARTISTES ET DES OEUVRES

Sylvain Dodier
Quelle joie de vous retrouver en ce début d’été! Dans cette deuxième édition d’ACTION CULTURELLE, nous vous proposons de découvrir les oeuvres de créatrices qui, comme Luc et moi, savourent et honorent la vie dans ses moindres parcelles.
Brigitte Dahan et Mélanie Lefebvre partagent une recherche artistique plongeant dans l’essence même de la vie, de l’infiniment petit au fabuleusement débordant. L’envie du beau et du vrai. Avec ses sculptures-tableaux en céramique, Dahan s’inspire, pour Sous la surface, du microscopique et nous donne à voir le gigantesque monde invisible à nos yeux. Celui qui cohabite, au fil du temps, à nos côtés et en nous. Lefebvre, quant à elle, plonge, avec Heureusement qu’il y a la vie, au creux de l’âme vibrante. Là où l’émotion brute et vraie se fait mouvement et couleur, nous offrant une émouvante série de paysages peints avec le coeur.
Je vous propose aussi un plongeon dans l’univers de Christiane Duchesne, une écrivaine qui me fascine depuis notre toute première rencontre. Ce qui ne date pas d’hier! Tant la femme, que son oeuvre, sont à mes yeux la quintessence de l’espoir suave, peu importe les douleurs emmagasinées au fil de pertes, des peurs et des souffrances d’une vie. L’espoir est pétillant.
La médiation culturelle est à la fois un geste créatif et politique: celui du partage. Oser les échanges qui font tomber les barrières et nourrissent les coeurs et les esprits. Favoriser la rencontre entre gens de bonne volonté. Placer le beau et l’espoir au centre de nos vies. Croire et agir pour que l’art contribue à un monde meilleur.
Brigitte Dahan, Mélanie Lefebvre et Christiane Duchesne ont en commun l’humilité des grandes dames. Partager avec vous notre admiration pour ces audacieuses créatrices est une grande joie. En espérant que vous prendrez autant de plaisir à découvrir cette deuxième édition d’ACTION CULTURELLE, que nous en avons eu à la préparer pour vous.
Luc Pallegoix

Depuis que j’expose en tant qu’artiste, et bien avant ça comme amateur d’art, je fais souvent le constat que l’œuvre d’art mise en public doit s’adapter à de nombreuses contraintes qui peuvent être l’architecture préexistante, la conformation des salles d’exposition, ainsi que leurs l’éclairages, leurs horaires d’ouverture ou leurs polyvalence, mais encore les besoins de conservation ou de sécurité des artefacts. Les oeuvres d’art se plient à des cadres pensés pour l’institution ou l’architecture, assez souvent conçu pour un autre usage (couloir, hall, restaurant, salle d’attente, etc.) ou réhabilité (sièges sociaux « à la grecque », manufactures, granges, etc…) créant alors une tension patrimoniale parfois enrichissante mais d’autres fois sclérosante ou délétère pour l’une ou l’autres des parties. Ces réflexions sont des éléments parmi ceux qui m’ont conduit à créer les galeries 3D de l’Atelier Auckland pour ACTION CULTURELLE. Ainsi, je fusionne la vision de l’artiste qui a du vécu, avec celle de l’architecte, du commissaire d’exposition, du médiateur d’art.
Dans ce rôle à facettes multiples, je savoure une liberté de concevoir une architecture à partir de la nature même des œuvres, de leur proportions, de leurs vibrations chromatiques. Le codage numérique minimise les compromis esthétiques. L’architecture nait de l’oeuvre d’art, façonnée et ajustée comme une robe de haute couture ou un écrin de joaillerie.
Les technologies numériques offrent cela, lorsqu’elles sont abordées comme des médiums plastiques à part entière. Ce ne sont pas des substituts à l’espace réel, mais des terrains d’expérimentation où la scénographie devient un acte artistique en soi.
C’est un privilège rare, comme artiste autant que comme commissaire, de pouvoir littéralement péter les murs. Détruire ce qui empêche, ce qui impose, puis tout reconstruire, et bâtir des environnements qui ne demandent rien aux œuvres, sinon d’être elles-mêmes. Et les rendre accessibles 24 heures sur 24, sans rendez-vous, sans seuil, sans limite.
Ce deuxième numéro d’ACTION CULTURELLE prolonge cette volonté : penser des formes qui servent l’art et les idées, des cadres sophistiqués et souples à la fois, des gestes attentifs. Une action culturelle qui déplace, qui décentre, qui n’hésite pas, sans perdre courage à remettre vingt fois sur le métier l’ouvrage pour en faire un écrin à l’oeuvre d’art.
EXPO
SOUS LA SURFACE
☞ Brigitte DAHAN
Brigitte Dahan réalise, par moulage, gravure et étampage dans la terre, des sculptures d’argile où l’infiniment petit côtoie l’éternel. La puissance de ses oeuvres réside dans la métaphore qu’elles créent avec la fragilité de la vie. Donner à voir, en grand format, le minuscule pour questionner la nature et la finalité de la vie. « Ça nous oblige à nous poser des questions sur notre place dans l’univers», dit-elle.
Avec vingt-cinq expositions solos ou de groupe, Brigitte a développé, en une dizaine d’années, un corpus d’une grande poésie qui me fascine. Des sculptures et installations qui nous transportent là où naît le monde: une cellule, une goutte d’eau.
Avec Sous la surface, elle nous offre, à son habitude, des sculptures d’un grand raffinement, finement ciselées, où la beauté nous interpelle. L’argile, c’est de la terre; la terre c’est la vie, et Dahan a les deux mains dedans. Elle nous invite à y plonger à notre tour en nous laissant porter par le pouvoir d’évocation de chaque oeuvre.
Dans cette exposition, elle explore le cycle biologique du vivant par des jeux d’échelles intrigants. Ses installations, entre autres, créent le sentiment d’observer le vivant en oscillant constamment entre le microscopique et le macroscopique. Est-ce une constellation de la sphère céleste, une vague ou une séquence de nucléotides composant une chaîne d’ADN? Dans l’oeuvre de Dahan, comme dans notre univers, chaque parcelle fait partie de ce grand tout qu’est la vie.
Sylvain Dodier
Durant les visites avec votre téléphone, ce sont vos propres déplacements qui vous permettent de voir les différentes parties des salles. Avec votre ordinateur, ce sont les flèches en bas à droite de votre clavier qui permettent de marcher dans les pièces, et la souris ou le trackpad qui permettent de regarder tout autour des salles. Dans les deux cas vous pouvez cliquer sur les tableaux pour les voir de plus près, et sur les portes pour changer de pièces.

EXPO
HEUREUSEMENT QU’IL Y A LA VIE
☞ Mélanie LEFEBVRE
Mélanie Lefebvre peint par vague, il y a eu, entre autres, ses grands portraits de femmes peintres, puis sa série Home, née d’un besoin d’apaisement. Personnellement, j’ai découvert le travail de Mélanie à travers sa série Les arbres et les sols, oeuvres contemplatives du territoire, du mouvement, de la nature.
En quinze années de carrière, elle cumule une trentaine d’expositions, que ce soit en solo, en duo ou de groupe. Formée en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), son travail plonge au plus proche de l’âme vibrante.
La peinture, c’est sa vie! Elle n’y peut rien, c’est elle qui l’a choisie, comme dit la chanson. Dans ses tableaux, Mélanie matérialise la vie pure et vibrante. Heureusement qu’il y a la vie, son nouveau corpus, témoigne d’une démarche profondément bouleversée par les effets de sa maladie. Elle peint avec toutes ses souffrances, ses bonheurs, ses contradictions. Son coeur guide ses mains. Surtout, ne pas se mentir!
En découvrant cette exposition, vous ressentirez instantanément la vibrante puissance de la vie. Avec cette gestuelle libre de toute retenue qui la caractérise, Lefebvre a créé une douzaine de grandes acryliques sur toile proposant une vision impressionniste et éclatante de la nature et du courage. Une déflagration de couleurs fécondes qui nourrissent l’espoir et l’ardeur de vivre.
Durant les visites avec votre téléphone, ce sont vos propres déplacements qui vous permettent de voir les différentes parties des salles. Avec votre ordinateur, ce sont les flèches en bas à droite de votre clavier qui permettent de marcher dans les pièces, et la souris ou le trackpad qui permettent de regarder tout autour des salles. Dans les deux cas vous pouvez cliquer sur les tableaux pour les voir de plus près, et sur les portes pour changer de pièces.

BIO
DUCHESNE, LA PUISSANCE DE L’IMAGINAIRE
☞ Sylvain DODIER
Christiane Duchesne est « un monument national », si charmant! Je blague à peine. Sa carrière a de quoi vous décoiffer en une seule phrase biographique. Elle a publié une centaine d’ouvrages offerts au public en de multiples langues, a traduit 700 albums et a été trois fois lauréate du prix du Gouverneur général du Canada, du prix Christie et du prix Alvine-Bélisle. Je pourrais continuer ainsi encore longtemps. Mais, à mes yeux, cette longue énumération de faits ne saurait rendre justice à cette grande dame des lettres dont l’humilité et la bienveillance n’ont d’égal que l’ampleur de son talent.
En 50 ans de carrière, Duchesne a orchestré un corpus littéraire fascinant, oscillant entre réel et imaginaire, cet espace ténu que nous fréquentons toutes et tous au fil des jours, l’espoir rivé au corps et au coeur. Une ode au fabuleux, au merveilleux qui s’offre à nous. L’écriture de Duchesne est à l’espérance ce que la musique de Beethoven est à la passion.
L’espérance dans l’écriture de Christiane est portée par une foi intarissable en l’humain. Un engagement marqué pour la tendresse et l’émerveillement. Christiane a cette capacité «Beethovienne», si j’ose dire, de jouer avec les intensités émotionnelles pour nous accrocher mot après mot, de ligne en chapitre. On dévore ses livres comme on écoute la 9e Symphonie du grand compositeur, d’un seul jet, en savourant goulûment son Ode à la joie!

Crédit photographie : Christophe Daudelin
Avant que mon regard ne croise l’incandescence de ses yeux, j’avais découvert Christiane Duchesne à travers ses Tordus. Cinq personnages miniatures – Apolline, Zénon, Alfred, Casimir et Gontran – que le petit Christophe a adopté. Il les garde cachés de ses parents en les hébergeant sous son lit! Une fabuleuse histoire pour les enfants, et les grands de mon genre, où candeur, inventivité, humour et féerie se conjuguent. J’ai été instantanément conquis par son écriture subtilement complice, alliage de légèreté et de profondeur. Sa fluidité nous enveloppe, entre narration et dialogue, un rythme qui nous porte. Du bonheur!
Et puis, dans sa grande générosité, la vie m’a offert le privilège en 1993, alors que je débutais ma carrière de Camelot des Salons du livre, de rencontrer cette diva de la littérature jeunesse, déjà reconnue pour son excellence artistique et son rayonnement. Tout mon être en tremblait. J’allais interviewer Christiane Duchesne! Mais instantanément, j’ai été séduit tant par la femme que par la créatrice. En plus d’être aux premières loges pendant des années pour apprécier ses oeuvres et les faire découvrir au public, j’ai pu savourer de divins instants de complicité, dégustant un petit frichti préparé sur le pouce dans sa cuisine, accompagné d’un bon verre de vin. Le tout couronné, en fin de repas, d’un petit cigare dont j’ai oublié la marque!
Victor, Berthold et Lucrèce, La bergère de chevaux, Julia et le chef des Pois, Edmond – l’affreux raton, Jomusch et le troll des cuisines, Anna – les cahiers noirs et L’homme des silences, autant de titres et de personnages qui peuplent mon imaginaire et celui de milliers de lectrices et de lecteurs à travers la planète. Dans sa symphonie littéraire, Duchesne a crée des mondes fabuleux, mais avant tout, elle a donné naissance à des personnages dont l’humanité nous rejoint, qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus. Le pouvoir de Duchesne réside là: elle vit en chacun de nous à travers ses personnages ancrés en nous par ses mots!

La fabuleuse histoire de Ferréol ( que tout le monde appelait Beth )
Le tout dernier roman de Christiane Duchesne, publié dans la collection Gulliver chez Québec Amérique, ne fait pas exception à cette règle de l’excellence, du vibrant et de l’espérance. Destiné à un public à partir de 9 ans, il fascine par son audacieuse intrigue que les plus vieux d’entre-nous ne sauront dédaigner. Librement inspiré d’un fait historique, que je ne vous révélerai pas pour conserver le suspens intact, ce roman nous transporte au début des années 60, sur le bord du majestueux fleuve St-Laurent, dans une petite école de campagne. Olive, l’institutrice, y veille avec affection et intelligence sur «sa grande petite marmaille» qui piaille à qui mieux-mieux dans cet unique classe inter-âge.
L’arrivée d’un nouvel élève, en plein mois de janvier, Férréol – que tout le monde surnommera rapidement Beth, en raison des sonates de Beethoven qu’il rêvait de jouer- avec son passé à l’allure invraisemblable, vient bouleverser l’équilibre bien rodé de ce petit coin du monde. Au fil des semaines, il se liera tout doucement d’amitié avec William et Mini. Et avec nous, lectrices et lecteurs. Mais qui est-il vraiment? Chaque fois qu’on pense avoir compris la part d’ombre de ce jeune homme de 14 ans, un bout de sa réalité nous échappe. Et si elle dépassait la fiction?
Dès la première ligne de cette histoire, on apprend que Beth a disparu abruptement, cinq mois après son arrivée impromptue. Reparti comme venu? Christiane Duchesne a ficelé une intrigue captivante et émouvante. Une enfilade de découvertes qu’on décortique une à une, avec William et Mini. Un fil narratif qui nous plonge au coeur de cette amitié qui se construit, qui nous confronte à la part d’imaginaire portée par le récit de toute vie. Comme le dit si bien l’éditeur, une oeuvre où «…la fiction devient parfois la seule clé pour ouvrir les portes de l’espoir».
On sort de cette oeuvre passionnante, comportant ses zones de profonde obscurité, avec la lumière vrillée au coeur. Un roman finement composé, qui fait appel à nos émotions et à notre intelligence. Faites travailler vos méninges tant que vous le voudrez, vous ne devinerez jamais – à moins de tricher – comment se terminera cette fabuleuse histoire de Ferréol, que tout le monde appelait Beth!
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SCULPTURE
LE MOISI PRÉCIEUX DE KATHLEEN RYAN
☞ Luc PALLEGOIX
Avec ses fruits géants sculptés dans des pierres semi-précieuses, l’artiste américaine Kathleen Ryan transforme la moisissure en ornement démesuré. Entre critique de la consommation et allégorie baroque, son travail fascine par l’ambiguïté entre le luxe de son médium et la déchéance de son sujet, en plaçant le curseur entre la sensualité et le dégoût.
Chez Kathleen Ryan, tout est pourri et splendide. Elle sculpte par assemblage de perles et de pierres fines, de formes et de tailles variées, des grappes de raisins, des citrons ou des pêches trop mûres à l’échelle monumentale. L’artiste américaine s’inscrit dans une tradition de la nature morte revisitée, où la décomposition devient un terrain de jeu esthétique. Pour rendre la pourriture, elle utilise les particularités des pierres fines comme l’opalescence du quartz, le vert profond de la malachite ou les scintillements des agates taillées qui viennent dessiner les zones de moisissure avec une sensualité troublante.
Ces œuvres en trompe l’oeil, brouillent la frontière entre répulsion et fascination. En détournant des matériaux nobles pour figurer l’abject, Kathleen Ryan renverse les hiérarchies établies : le précieux devient sale, l’ordure devient joyau. Le geste artistique posé est à la fois ironique et critique. Il interroge la culture de l’apparence, la consommation compulsive, mais aussi les canons esthétiques hérités d’une longue histoire de la sculpture.
Ses fruits, souvent monumentaux et posés à même le sol, évoquent aussi les déchets d’un monde saturé, relique d’une abondance dégénérée, et témoins d’une opulence devenue grotesque.
Il y a là quelque chose d’éminemment baroque dans l’excès, dans la théâtralisation de la ruine et de la beauté flétrie qui naît de ces distorsions, rappelant que l’artiste a le pouvoir du beau.
Formée d’abord en archéologie, Kathleen Ryan à le goût des matériaux, du façonnage, du détail. Ce n’est pas un hasard si ses sculptures suscitent une telle ambivalence tactile oscillant entre l’envie de toucher, de sentir, mais aussi de s’en éloigner, mal à l’aise de ce soudain attrait pour l’esthétique de la décomposition. Ses œuvres sont des trompe-l’œil inversés, où l’apparente dégradation révèle en fait un travail méticuleux et somptueux.
Dans un monde obsédé par l’éclat et la vitesse, Kathleen Ryan ralentit le regard. Elle attire notre attention sur ce que nous jetons, sur ce que nous ne voulons plus voir. Par la beauté inversée de ses moisissures de gemmes, elle nous rappelle que la fin d’un cycle est aussi le début d’un autre récit.
BIO | Kathleen Ryan
Kathleen Ryan est née en 1984 à Santa Monica (Californie, États-Unis).
Formée d’abord en archéologie à l’Université de Californie, puis en arts visuels à l’UCLA, elle développe une pratique sculpturale singulière qui allie monumentalité, humour noir et virtuosité matérielle. Utilisant aussi bien des pierres semi-précieuses (quartz, malachite, opale…) que des matériaux industriels (chaînes, béton, acier), elle crée des objets hybrides, à la fois familiers et étranges, souvent inspirés par des formes organiques : fruits trop mûrs, citrouilles abandonnées, amas de rouille.
Depuis le milieu des années 2010, Kathleen Ryan a exposé dans des institutions et galeries de premier plan, notamment au New Museum à New York, à la Josh Lilley Gallery (Londres), chez François Ghebaly (Los Angeles), et chez Karma Gallery (New York). Son travail a également été présenté dans plusieurs expositions collectives majeures aux États-Unis et en Europe, où il suscite un intérêt croissant.
L’artiste explore dans ses œuvres les contradictions de notre époque : le luxe contre le rebut, l’artifice contre le vivant, la permanence contre la corruption. Elle s’inscrit dans une réflexion contemporaine sur la matérialité, le cycle des choses et la culture du trop-plein.
ACTUALITÉS
LA VIE D’ARTISTE C’EST PAS CE QU’ON CROIT
☞ ATELIER AUCKLAND – CENTRE D’ART & DE NATURE

La réserve naturelle
Depuis quelques semaines, nous observons l’évolution du travail d’un castor sur une terre basse à l’ouest de la réserve naturelle. Cette construction impressionnante témoigne de l’ingéniosité instinctive de cette espèce emblématique, capable de transformer un écosystème par le façonnage de son habitat. Les barrages de castors jouent un rôle écologique important : ils ralentissent l’écoulement de l’eau, favorisent la formation de zones humides, enrichissent la biodiversité et participent à la régulation naturelle des crues. Ces ouvrages spontanés façonnent le territoire autant qu’ils en prennent soin. Ce castor, probablement actif depuis deux saisons, aménage son habitat en utilisant des rameaux de peuplier, bouleau et aulne disponibles à proximité. Nous documenterons l’évolution du chantier au fil des semaines dans le cadre d’un important projet pédagogique culturelle et scientifique que nous déploierons en 2026.
🪵 🦫 🛖
Le castor d’Amérique (Castor canadensis) est un véritable ingénieur écologique. En construisant ses barrages et ses huttes, il transforme le paysage, ralentit les eaux, crée des zones humides et multiplie les habitats pour une foule d’espèces. Strictement herbivore, il se nourrit d’écorces, de feuillages et de plantes aquatiques. Son organisation sociale repose sur un couple fidèle et une vie familiale stable, où les jeunes restent deux ans auprès des parents. Espèce clé de voûte, le castor joue un rôle essentiel dans la résilience des milieux humides et leur biodiversité. Le suivre, c’est observer la lente mise en œuvre d’un équilibre vivant entre paysage, eau et faune.
VIE D’ARTISTE
VISITER UN ATELIER D’ARTISTE
☞ Luc PALLEGOIX
Visiter un atelier d’artiste est une expérience unique, enrichissante et très différente d’une visite d’exposition d’œuvres d’art dans une galerie ou un musée. C’est une immersion complète dans l’univers créatif d’un artiste qui permet :

La découverte de processus créatifs
L’atelier est l’endroit où l’art prend vie. C’est un lieu de réflexion, d’expérimentation, de création, de vie artistique. En visitant un atelier, vous avez l’occasion unique de comprendre le processus créatif de l’artiste, de voir comment une idée abstraite se transforme en une œuvre d’art concrète. Cette immersion permet de saisir les techniques, les matériaux et les inspirations derrière chaque pièce, offrant une nouvelle perspective sur l’art.
La rencontre avec l’artiste
Rencontrer l’artiste en personne ajoute une dimension humaine et intime à l’expérience artistique. Vous pouvez poser des questions, discuter de ses inspirations, et comprendre son parcours et ses défis. Ces échanges personnels enrichissent votre compréhension de l’œuvre et créent un lien plus profond avec l’artiste et son travail.
Le soutien à la création artistique
En visitant un atelier, vous soutenez directement les artistes. Ce soutien est crucial pour leur permettre de continuer à créer et à innover. De plus, l’achat d’œuvres directement auprès de l’artiste garantit que la majorité des revenus reviennent à celui qui a créé l’œuvre.
Une expérience immersive
Un atelier d’artiste est souvent un lieu vibrant et dynamique, rempli d’œuvres en cours de réalisation, d’outils de travail, et d’éléments inspirants. Cette atmosphère particulière offre une immersion totale dans l’univers de l’artiste, bien loin de l’environnement formel et parfois distant des galeries et des musées.

Une appréciation et une inspiration personnelle
Voir l’art en cours de création peut être incroyablement inspirant. Cela peut éveiller votre propre créativité et vous donner des idées pour vos projets personnels ou professionnels. De plus, cette expérience peut enrichir votre culture générale et votre appréciation de l’art, vous permettant de développer un œil plus avisé et une sensibilité artistique accrue.



L’accès à des œuvres exclusives
Les ateliers d’artistes présentent souvent des œuvres inédites ou en cours de réalisation. Vous avez ainsi l’occasion de découvrir et d’acquérir des pièces uniques avant qu’elles ne soient exposées au grand public, faisant de vous un véritable découvreur de talents.
En conclusion, la visite d’un atelier d’artiste est une aventure enrichissante qui va bien au-delà de l’observation passive des œuvres d’art. C’est une plongée dans l’univers personnel et créatif de l’artiste, une occasion de soutenir la création artistique et une source d’inspiration personnelle. N’hésitez pas à saisir cette opportunité rafinée de vivre l’art de l’intérieur !
Il est possible de visiter plusieurs ateliers d’artistes dans les Cantons de l’Est que nous avons recenser pour vous ci-dessous.
ACTION CULTURELLE est un événement numérique trimestriel frais et pétillant, sous la direction artistique de Luc Pallegoix & Sylvain Dodier. Les salles d’exposition dématérialisées sont une création de Luc Pallegoix animées par Sylvain Dodier, pensées et produites depuis l’Atelier Auckland – Centre d’art & de nature, ancrées dans les Cantons de l’Est et ouvertes sur le monde.